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Les mélodies, voilà tout ce qu’il a suffit à Dehd pour produire un album minimaliste, entraînant et d’un rafraîchissant certain. L’accent n’est clairement pas mis sur l’accompagnement, pas de surproduction mais un son rond, tout plein de reverb et de bons sentiments.

La musique sous sa forme la plus pure

Le trio originaire de Chicago propose donc un Water particulièrement épuré, à l’image de sa pochette: un cheval (ou licorne?) en pleine course dessiné(e) d’un trait sec, quasiment uni. La musique du groupe s’apparente à une représentation de rue, où l’objectif serait d’attirer le spectateur sans aide d’artifices, pas d’énième guitare rythmique rajoutée en fond de mix ni de synthé pour appuyer les refrains. Tout semble si naturel, pris sur le moment, comme si les musiciens avaient ramené leurs instruments désaccordés pour jouer dans ton salon après une nuit particulièrement longue.


Dans une industrie où la production semble se valoriser de plus en plus sous les plus complexes de ses formes, des initiatives comme Water sont saluables. Cependant, on regrettera une impression de répétition pouvant se révéler assez supportable lors d’écoutes prolongées. Malheureusement, en jouant la carte de la simplicité, le groupe oublie qu’on garde difficilement l’attention de l’auditeur en proposant un son unique, 40 minutes durant. La guitare résonne toujours de la même manière, le son opaque de la basse est, bien qu'omniprésent, assez anecdotique tant cette dernière se contente d’appuyer les points rythmiques des compositions sans oser apporter une quelconque dimension mélodique. Dommage.

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EZRA sur scène

Water, une petite leçon d’expression

Je vous en parlais à l’instant, Water est particulièrement dénudé dans sa forme. Cependant, là où le groupe arrive à communiquer un réel sentiment de complexité, c’est bien évidemment dans son chant. L’exemple le plus flagrant reste peut-être le morceau éponyme de l’album. La voix est criarde, se balade littéralement sur la mélodie, ose des aigus inattendus et surprend tout du long par sa maîtrise. Les harmonies vocales sont excellemment maîtrisées entre les deux chanteurs (homme et femme) et propose une alternative plus que pertinente à la sobriété du projet. Quant aux paroles, ces dernières bien qu’étant d’une originalité relative, restent très efficaces: amour, ennui et déboirs de jeunesse… de l’indie rock en somme.



J’ai coutume à dire que la simplicité est un trait sublimant l’intelligence. Savoir délivrer un message sans artifices, sans pompeuses figures de styles où autres références ambiguës, doit être considéré comme une qualité. Ce constat s’applique évidemment au travail de Dehd: leur album, à défaut d’être très complexe est d’une vivante énergie et est en tous points appréciable. On ne criera cependant pas au chef d’oeuvre, mais à une production sympathique, authentique et qu’il est nécessaire de supporter.

Points négatifs

Répétitif

Lassant au fil des écoutes

7.2