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Deux playlists pour accompagner votre ete

Pour fêter ce si beau soleil, La Platine vous propose quelques morceaux dignes des plus beaux ciels bleus ! En piste !

Par Mael

le 11/07/2019

Dans ARTICLE

Tout comme la misère, la musique c’est plus agréable au soleil. Alors, pour célébrer cette si joyeuse météo, La Platine Intitulée vous propose aujourd’hui deux petites playlists ayant pour seule vocation d’accompagner vos si suants pas de danse tout l’été. Embarquez donc avec nous pour (on l’espère) de nombreuses découvertes ensoleillées.



gif skegss


Playlist de Mael

1. Smogged Out - Skegss

Skeggs est mon coup de coeur du moment. Authentiques, aussi bien mixées que construites, les compositions du groupe me touchent particulièrement et respirent le soleil et la nostalgie. Je vous recommande chaudement leur dernier (et premier) album: ‘My Own Mess’.

2. Bullshit - Dune Rats

Chez la Platine Intitulée, on vous déconseille évidemment de prendre de la drogue. Cependant, on peut tout de même vous conseiller la musique de ceux qui en prennent ! Dune Rats est un pur produit australien. Assez proche de Skegss vis-à-vis de son imagerie (skate, bières et van volkswagen), le groupe est un trio déjanté toujours prêt à proposer des hymnes légères particulièrement entraînantes… et Bullshit en est surement la meilleure illustration !

3. All My Friends Are Falling In Love - The Vaccines

C l’été et les gens tombent amoureux.




Clique sur l'image pour écouter la playlist sur Deezer!

4. Disco - Surf Curse

Dansant (vous l’aviez deviné), romantique et presque apaisant, Disco est une petite pépite indie à déguster le soir, quand le soleil nous lègue enfin un peu d’air.

5. Bad Temper - Straight Arrows

Sur-vitaminé, psychédélique au possible et très lennonien dans son chant, Bad Temper est une démonstration de bonne humeur sur un tempo des plus rapides. Ba-ba-ba-ba Temper'

6. Bill's Mandolin - Psychedelic Porn Crumpets

On reste ici dans le psychédélique avec une chanson rappelant les plus explosives compositions de Tame Impala... forcément ça match.

7. No Woman - Whitney

Un petit break dans cette playlist, No Woman est particulièrement douce et reposante (et ce riff, mon dieu).

8. Surf Wax America - Weezer

Classique indémodable du groupe californien, Surf Wax America est un morceau qui, à défaut d’en faire référence dans ses paroles, rappelle l’été dans sa composition si dynamique et légère.

9. I Need A Woman - Hockey Dad

Mon petit groupe du moment signe ici une composition des plus mélancoliques, à apprécier en lendemain de soirée après avoir subi les pires excentricités. Il serait peut-être le temps de se poser?

Playlist de Matis

L’été : le soleil, la plage, le sable et la mer, les voyages, détente et atmosphère tranquille, apaisante… Le champ lexical est vaste, l’été a une forte valeur évocatrice. C’est la saison où la routine s’arrête et où l’on prend le temps de sortir, de prendre le temps. C’est la saison des enfants, des grandes vacances, des parents qui lisent un livre dans un transat sous le parasol, regardant les enfants jouer au ballon dans le sable, courir vers les vagues, se faire de de nouveaux amis… C’est la saison des voyages, voiture, train ou avion, pour aller découvrir de nouvelles contrées, de nouvelles cultures. C’est la saison rêvée, attendue avec impatience, où bonheur, soleil et apéro se réunissent, créant une alchimie qui persiste des mois durant, jusqu’à ce que le froid éteigne le souvenir chéri de vacances en famille, entre amis. L’été…


L’idée est donc ici de retranscrire l’ambiance si particulière de cette saison, de faire découvrir des morceaux qui accompagnent l’été, qui l’évoque, qui mettent en exergue le caractère si hétéroclite et diverse de ces si grandes vacances, mais en même temps si homogène : ce souvenir ensoleillé et nostalgique. Cette playlist sera donc diverse dans les genres inclus : on voyagera à travers les paysages du psychédélisme doux et rêveur, du jazz tranquille et apaisant, du prog et du folk évoquant la nature, des nappes mélodiques d’une pop française originale, et même de l’ambiance diffuse du krautrock. Je vais donc ici m’efforcer de raconter une histoire, l’histoire de l’été.



metronomy

The English Riviera – Metronomy

Pertinente ouverture de l’excellent album 'The English Riviera', le morceau débute avec le bruit des mouettes accompagné des vagues se jetant sur la plage, le son du ressac . Puis des cordes s’ajoutent aux bruits de la nature pour annoncer la couleur de l’album – ici de la playlist – et créer ainsi une bulle apaisante évoquant le lieu où les palmiers se joignent à la plage et aux coquillages. L’ambiance est donnée…

Summertime – Miles Davis

Miles Davis revisite 'Porgy and Bess' avec Gil Evans en livrant ici une magnifique version uniquement instrumentale de l’intemporel standard de jazz composé par George Gershwin. Le superbe son de Miles Davis interprète brillement le thème, et l’accompagnement, en retrait, bonifie le morceau en ajoutant un aspect doux et balançant. Le repos estival est bien là.

Dripping Sun – Kikagaku Moyo

L’été, c’est aussi des voyages, c’est quitter le cocon familial, le foyer, et prendre le temps de découvrir. Pour commencer, direction le Japon avec ce morceau du groupe de rock psychédélique Kikagaku Moyo que j’ai eu la chance de voir en concert. Leur dernier album, 'Masana Temples', dépaysant et original, ajoute une nouvelle strate au psychédélisme avec la présence d’une cithare électrique, orientalisant leur son. La pièce de presque 8 minutes change souvent d’atmosphère, en alternant entre la mélodie chantée par une voix douce et prudente, avec une diction lente, et des moments instrumentaux, tantôt puissants et énervés, tantôt hallucinés.

Sunset Canyon – Foxwarren

Nous voici désormais entre les montagnes arides et les rivières asséchées de l’Arizona, à travers les magnifiques paysages du Grand Canyon. Le groupe du canadien Andy Shauf livre ici un mélange de psyché aux sonorités aériennes et de rock à la mélodie entêtante. La voix douce et nappeuse s’harmonise avec brio avec les guitares qui s’envolent lors du refrain, avec les percussions minimalistes lors des couplets.

The Girl From Ipanema – Stan Getz, João Gilberto

Principal inventeur de la bossa nova, c’est véritablement son interprétation de A Garota de Ipanema, écrite par Antônio Carlos Jobim, qui rendra Gilberto célèbre mondialement. Mort le 6 juillet 2019, son influence sur la musique aura été conséquente. Mélange de samba et de jazz, cette musique brésilienne livre de magnifiques mélodies aux rythmes travaillés et complexes. Thème inoubliable, voix douce et apaisée de João Gilberto, puis de Astrud Gilberto, superbe solo de saxophone puis de piano : comment évoquer plus pertinemment l’ambiance ensoleillée et colorée du Brésil ?

Alabama – Neil Young

Après l’escapade brésilienne, retour aux Etats-Unis avec Neil Young. Ses premiers albums trouveraient pertinemment leur place dans une bande-son de road trip, de voyage dans les campagnes américaines, loin des villes. Tiré du chef-d’œuvre Harvest (1972), le folk de Neil Young et son grain de voix unique évoque à merveille les paysages défilants à travers la vitre de la voiture, les montagnes et les arbres qui s’enchainent à perte de vue, le voyage…

Summer Rain – Gum

Claviériste dans les formations de Tame Impala et de Pond, Gum a également su livrer des albums solos d’excellente facture aux morceaux qui n’ont rien à envier à leur musique. Le son aérien et halluciné de Gum transmet une aura apaisante et voyageuse, berçante et relaxante.

Moldau – Pell Mell

Après les paysages édulcorés du psychédélisme australien, place au rock progressif allemand, une toute autre ambiance. Mais attention, dans cet interlude, pas d’expérimentations inaudibles, mais d’abord une flûte qui accompagne les clapotis d’une rivière se faufilant entre les rochers et les oiseaux qui chantent dans les arbres. Les percussions prennent la place de cette vision de nature, bientôt accompagnées de cordes frottées et d’un synthé. Typique du début des années 70, la volonté était de joindre une composition classique avec les instruments qui l’accompagne (flûte et violon), avec des sons nouveaux, tirés du rock (batterie et flûte). Voyage à travers un paysage sonore naturel, Moldau jouit d’une très belle mélodie, à l’arrangement si particulier de l’époque.

Rolling Stoned – King Gizzard & The Lizard Wizard, Mild High Club

Sachant nous étonner à chacun de leurs albums, les touche-à-tout australiens de King Gizzard signent ici un album jazz en compagnie du soft pop psyché du Mild High Club. Véritable album à siroter aux sonorités acidulées, le jazz rock planant du morceau nous fait découvrir une mille-feuille de timbres qui s’entremêlent, avec pour prédominance un instrument à vent. Aussi rafraichissant qu’halluciné, Rolling Stoned prend parfaitement sa place au sein de ces morceaux ensoleillés.


king guizzard

Time of the Season – The Zombies

Comment faire une sélection de morceaux sur l’été sans parler de l’été le plus célèbre, le Summer of Love ? Odessey and Oracle (1968), œuvre phare de l’âge d’or du psychédélisme, a été surtout connue pour son tube Time of the Season, qui a atteint la 3ème place du Billboard hot 100 américain l’année suivante. Indéniablement dansant, le titre possède une mélodie entêtante, un rythme entraînant, des voix formant parfois un chœur sublime, des solos de clavier à la touche psychédélique, toute la recette est présente pour former un indémodable de la pop. Les paroles sont l’archétype des émotions qui entourent le Summer of Love : « It's the time of the season / When the love runs high ». Le deuxième verset mime les questions et les réponses de jeunes faisant connaissance, avec deux voix, masculine et féminine, s’enchainant et se rejoignant. On a vraiment envie d’y être, à cet été 1967.

Hyper Horloge – Flavien Berger

L’été, c’est une histoire, avec un début et une fin, et c’est déjà bientôt la fin… Le nombre de jours qui nous sépare de la fin se rétrécit à vu d’œil. La tristesse intrinsèque à la fin de toute chose, d’une saison, commence à émerger, tout va de plus en plus vite. « On est déjà / Aujourd’hui » chante Flavier Berger de sa douce voix : c’est déjà bientôt la fin, le temps qui semble s’arrêter pendant l’été n’est au final qu’une illusion.

Born to Trouble – Brad Mehldau

L’été est fini et l’amer sentiment de nostalgie s’empare de nous. Brad Mehldau, dans son tout dernier album Finding Gabriel, nous emmène dans un univers jazz tout particulier, et si émouvant. D’abord presque seul au piano, de discrètes percussions en ostinato rythmique l’accompagnant, il est rejoint d’une batterie plus présente, et surtout d’un synthé. Des émotions fusent de toutes parts, contradictoires et si fortes, le souvenir de joie de l’été, la tristesse d’un moment révolu. Les voix arrivent et nous prennent au corps, leur timbre fuse droit au cœur. C’est maintenant la fin, et il va falloir passer à autre chose…

Bel Air – Can

Seuls les plus courageux iront jusqu’au bout de cette fresque obscure et hypnotisante de 20 minutes signée Can, un des principaux représentant du krautrock. Ambiance cosmique, envoutante et brumeuse, les sons s’enchainent, une voix vient chanter une mélodie mais disparait rapidement, comme un souvenir fugace, ce qui reste, c’est le rythme des percussions : le motorik. Terme inventé par des journalistes pour évoquer une rythmique hypnotique, répétitive et lancinante, comme un moteur, c’est ici ce qui est expérimenté par Can. Dans cet impénétrable fouillis de sonorités, on se souvient de l’été, c’est le souvenir. Il est étrange, change constamment, est enveloppé d’un nuage, on ne discerne pas tout, il va falloir du temps. Parfois, un souvenir précis revient (c’est la voix, qui vient faire l’éloge de cet été fantastique), mais c’est surtout un souvenir global (la rythmique constamment présente), une expérience qui nous a changé. La fin du morceau, très expérimentale et absente de mélodie, constitue le délitement du souvenir, qui se perd et s’efface peu à peu. L’été est déjà loin.

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